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La filière betteravière expérimente la biomasse
18224 janvier 2010
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L’usine Sica Pulpe d’Epenancourt en Picardie, spécialisée dans la déshydratation de déchets de betteraves, expérimente le miscanthus, combustible vert utilisé comme substitut au charbon. Pour permettre le fonctionnement optimal du process, l’intégrateur de systèmes Alliance Francis Têtu a préconisé des variateurs de vitesse et des automates Schneider Electric.
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Le site Sica Pulpe d’Epenancourt est implanté au milieu d’immenses champs de betteraves. En 2001,
cette ancienne sucrerie s’est reconvertie en usine de déshydratation de pulpes de betteraves :
elle transforme les déchets non utilisés par l’industrie sucrière en aliments pour bétail. Jusque là, les deux fours, cœur du process de déshydratation, fonctionnaient au charbon. Mais, depuis le printemps 2009,
Sica Pulpe expérimente un nouveau combustible : une plante, le miscanthus. « Notre objectif est de rejeter le moins de CO2 possible dans l’atmosphère, donc de passer à une filière biomasse qui n’en produit pas, contrairement au charbon. De plus, sur le plan économique, cela nous permet de nous affranchir des variations de coûts de l’énergie fossile et de soutenir une filière pérenne avec les agriculteurs », explique Louis Defrennes, ingénieur à Sica Pulpe.
Francis Têtu connaît le site comme sa poche : c’est lui, en qualité d’intégrateur de systèmes Alliance de la société AEM Prestations, qui a en conçu l’architecture d’automatisme en collaboration avec les experts de Schneider Electric. C’était il y a près de 10 ans, en 2001, au moment où la sucrerie entamait sa reconversion. Pour permettre le fonctionnement du process avec ce nouveau combustible, Francis Têtu s’est appuyé sur l’architecture existante, pensée à son origine pour être flexible et évolutive.
Via le réseau Ethernet, les données sont collectées point par point et remontent en temps réel au poste de supervision. « Nous avons installé six nouveaux variateurs ATV 71 qui servent principalement à amener le produit jusqu’aux fours où il sera brûlé. Deux automates Premium commandent via de l’IO scanning nos six ATV 71 et toutes les commandes s’effectuent à distance grâce à la supervision. Depuis le poste de supervision, nous pouvons régler toutes les vitesses, moteur par moteur », précise Francis Têtu.
Et d’ajouter : « avec ce procédé de déshydratation, nous avions l’obligation de pouvoir contrôler chaque moteur sinon nous courions le risque de bourrage ou de surchauffe qui pouvait endommager le système. »
« La supervision est un apport considérable, pour la sécurité des personnes d’une part mais aussi pour
le confort d’utilisation puisque l’on pilote tout à distance : tous les moteurs sont paramétrés dans cet outil. Et puis, les réglages sont si fins que cela génère des économies : quelques degrés de température en moins, ce sont des euros non dépensés ! », conclut Etienne Lenarts, directeur de Sica Pulpe et Président de l’Association de recherche technique betteravière.
Si l’expérimentation au miscanthus menée à Sica Pulpe Epenancourt est concluante, la biomasse devrait remplacer l’énergie fossile sur l’ensemble des sites de déshydratation de Picardie. Des chantiers en perspective pour Francis Têtu et une collaboration encore accrue avec Schneider Electric dans les domaines de la supervision, de la variation de vitesse et des automatismes.


